PLacebo - "Song To Say
Goodbye"
« Meds », le tant
attendu cinquième album studio de Placebo,
paraîtra le 13 mars prochain en France
sur Capitol Records. Trois éditions
de « Meds » sont prévues,
dont une limitée incluant un DVD exclusif
et une sous forme de coffret digibook, au format
livre cartonné et incluant également
un DVD exclusif, mais aussi un livret de quarante
pages. Le premier single de « Meds » est
baptisé « Song To Say Goodbye ».
Avec leur nouvel album, Placebo va franchir
une nouvelle étape.
Ecrit durant l'été 2004
dans le Sud de la France, enregistré en
quatre mois aux studios « RAK » de
Londres l'année suivante avec
le producteur français Dimitri Tikovoï,
et mixé par le légendaire Flood
(U2, Depeche Mode), « Meds » montre
Placebo tel qu'il est aujourd'hui,
c'est-à-dire convaincu d'avoir
composé les meilleures chansons de sa
carrière. « On s'est retrouvé avec
trop de titres pour ce disque », a précisé Brian
Molko. « En général, il
nous en manquait toujours un. Il y a au moins
cinq ou six singles sur 'Meds' ».
Placebo
a autorisé Dimitri Tikovoï à modérer
son ardeur pour l'électronique,
une direction que le groupe pensait exploiter
après avoir écrit « Twenty
Years » pour la compilation de singles,
au profit de la formule guitare, basse, batterie
qui ne triche pas et met en évidence
la qualité intrinsèque des chansons. « L'idée
de Dimitri était qu'on approche
ce disque comme s'il s'agissait
du premier. De nous extirper de notre zone
de confort, de remettre Placebo en danger. 'RAK' est
un studio où le temps s'est un
peu arrêté, il n'a pas bien
changé depuis les années 70-80 »,
a dit Brian Molko.
« Nous avons dû revenir au côté élémentaire
de Placebo : par exemple, à la place
de claviers vintage onéreux, on a utilisé un
simple piano. Nous avions la réputation
d'être un peu compliqués
et nous avons apprécié cette
liberté de pouvoir revenir à l'essentiel.
Nous avons préféré accorder
beaucoup de place à l'écriture
plutôt que de montrer combien nous étions
devenus compétents en studio. On a privilégié la
simplicité au détriment de l'élaboration ».
Le résultat n'est pas seulement
un cocktail détonant, « Meds » est
le disque de Placebo le plus humain à ce
jour.
Brian Molko ne ressent plus le
besoin de se définir en utilisant sa panoplie de
gadgets SM. Il est devenu adulte, un conteur
capable de parler de la vie sans langage codé.
Il narre dans « Meds » des histoires
d'âmes fragiles qui paniquent parce
qu'elles ont oublié de prendre
leurs médicaments (« Meds » avec
VV des Kills), de honte qu'on aperçoit à l'aube
dans le miroir de la salle de bain, en phase
de redescente après la prise de certaines
substances (« Cold Light Of Morning »),
et des « amis qui font les pires choix
de vie » (« Songs To Say Goodbye »,
le premier single de « Meds »).
On
y trouve également une ballade magnifique
(« Follow The Cops Back Home »)
et des chansons mystérieuses et envoûtantes
comme « Space Monkey », que Placebo
réécoute comme s'il s'agissait
d'un autre groupe. Entre autres rencontres, « Meds » est également
marqué par celle de Michael Stipe, qui
illumine « Broken Promise » de
sa présence : « Nous connaissons
Michael depuis 'Velvet Goldmine' et
on est tombé sur lui dans un hôtel à Paris.
C'est une chanson qui parle d'adultère
et on a estimé qu'elle aurait
plus de substance si elle était interprétée
par deux hommes », a raconté Brian
Molko.
« J'avais pensé à un
duo avec une fille mais on s'est dit
que Michael ferait très bien l'affaire.
Avec VV et lui, nous avons le meilleur de la
nouvelle et de l'ancienne génération
sur le disque ! ». A priori, on aurait
pu croire que Placebo avait fait le tour des
sujets abordés dans « Meds » (l'amour,
la confusion, la revanche et les dépendances),
mais ce n'est pas le cas. « Dans
un groupe de rock, on grandit moins vite. Il
y a beaucoup de désarroi dans ce disque
car rien n'est jamais simple dans le
monde de Placebo ! Les gens dont parlent les
chansons sont en conflit perpétuel avec
eux-mêmes et ont du mal à trouver
leur place... », a dit Brian Molko.
« Meds » contient les promesses
de nouvelles excursions aventureuses qu'entend
bien mener ce groupe qui considère l'inconnu
comme sa maison. Son gigantesque succès
mérite d'être à la
hauteur de son anticonformisme. Il ne faudrait
pas oublier qu'on parle là d'une
formation qui a joué au Chili l'année
dernière, pour respecter un vieil engagement,
et a constaté qu'il était
excessivement populaire en Amérique
du Sud, sans même le savoir. En remontant à sa
source, en redevenant lui-même, Placebo
continue de grandir. Comme tous les groupes
qui ont marqué l'histoire du rock,
il sait que le salut appartient à ceux
qui osent et n'hésitent pas à mettre
leur destin en jeu.
(Thanks
To Capitol Records)