Dépêche Mode -
Precious
Dépêche Mode débarque avec
un nouveau single, intitulé « Precious »,
premier extrait tiré de leur très
attendu nouveau projet sur Mute Records, « Playing
The Angel », successeur de « Exciter » en
2001. De plus,
Dépêche Mode entamera une grande tournée
mondiale à partir d'octobre 2005,
baptisée « Touring The Angel 2005/2006 ».
A cette occasion, le groupe anglais donnera plusieurs
concerts en France, à compter de janvier
2006. Toutes les dates de leur tournée sont
en ligne sur leur site
officiel.
1979, toute une génération
de jeunes gens se retrouvent derrière
les pauses maniéristes de combos qui égrainent
des notes de claviers « Moog » jouées
avec un doigt. C'est dans l'atmosphère
des « Bowie's Nights » de
Visage au club « Blitz » de Londres
que quatre banlieusards fondent Dépêche
Mode. Ils troquent guitares et batteries pour
des synthétiseurs. Avant eux, The Human
League, Soft Cell, Cabaret Voltaire, D.A.F.
ont fusionné leurs obsessions pour la
soul américaine et la musique expérimentale
allemande (Can, Neu et Kraftwerk).
Mais le quatuor
de Basildon constitué de
Martin Gore, Vince Clarke, Andrew Fletcher
et David Gahan développe une version
plus bubblegum que ses aînés.
Repéré par Daniel Miller, le
patron du label Mute, Dépêche
Mode rejoint les rangs de l'avant-garde
sonore européenne (Einstürzende
Neubauten, Non, Fad Gadget, The Normal), tout
en visant les charts. Le tube « Just
Can't Get Enough » en 1981 agit
comme un cadeau empoisonné en provoquant
le départ inattendu du principal compositeur
Vince Clarke, qui crée alors Yazoo,
The Assembly et Erasure.
Dans la tourmente, Dépêche
Mode se recentre sur les talents d'auteur
de Martin Gore et engage Alan Wilder, qui arrange
tous les albums du groupe de 1983 à 1985.
Le succès ne cesse de croître à mesure
que les thèmes du groupe s'assombrissent.
Ainsi on danse, en 1983, sur les tubes socialisants
et fétichistes de « Masters And
Servants », « People Are People ».
La plume de Martin Gore, trempée dans
des eaux-fortes, aborde des sujets comme la
religion, l'ambiguïté des
rapports humains, le sexe, l'injustice
sociale.
L'alchimie fragile du groupe est malmenée
par le départ d'Alan Wilder qui
se consacre pleinement à son projet
personnel « Recoil », les expériences
solo de Martin Gore avec ses albums de reprises, « Counterfeit » et « Counterfeit2 »,
et David Gahan avec « Paper Monsters ».
L'électro de « Get The Balance
Right » sert de modèle aux pionniers
de Detroit, Juan Atkins et Derrick May. Ceux-ci
revendiquent l'influence de Dépêche
Mode sur la techno. C'est ensuite au
tour de Korn, Marilyn Manson, ou encore de
Linkin Park, de rendre hommage aux modes.
(Thanks to Virgin)