Lawrence Philpot aka Larry Levan est né en 1954 aux U.S.A. A la fois disc jockey légendaire du « Paradise Garage » et producteur le plus novateur de sa génération, Larry Levan est décédé en 1992 d'une crise cardiaque. Il laisse derrière lui un leg considérable pour des générations de compositeurs et de clubbers. Il demeure le créateur incontesté d'un son, qui a induit le vrai édifice de la musique contemporaine. Il s'est affirmé comme un visionnaire sur le plan du djing, où son art et son talent s'est d'abord exprimé en remplissant à l'excès les night-clubs comme le « Soho Club » ou le légendaire « Paradise Garage », et en tant que remixeur et compositeur reconnu par toute l'industrie du disque, comme un maître du format 12inch.
Durant onze années de résidences, de 1976 à 1987, du grand opening à la soirée de clôture, Larry Levan a distillé chaque week-end un son propre au « Paradise Garage », véhiculant une énergie rare qui emportait la piste jusqu'à l'aurore à travers des mélanges hors convention. Il a crée le mariage parfait entre les sonorités disco, funky, gospel, soul, reggae et pop. Un esprit pas seulement dub, mais une vraie inspiration pour la création de sets riches en couleurs et en mouvements (un break entre deux titres puissants, des effets entre deux disques), dans lesquels Larry Levan racontait une histoire. Pendant ses années au « Paradise Garage », Larry Levan, dont la notoriété n'a cessé de s'affirmer depuis ses débuts en 1972, commençait à devenir une référence comme producteur et remixeur. Il a testé lui-même ses créations au club et a donné un souffle nouveau et avant-gardiste à la disco.
Si son premier remix était un bon délire disco, Coockie Monster « C Is For Coockie », ses collaborations au sein de New York City Peech Boys avec Jocelyn Brown, Taana Gardner et Gwen Guthrie, ont laissé une marque indélébile, un son nouveau : celui du garage. Le déclin physique de Larry Levan a commencé bien avant que le « Paradise Garage » ferme en 1987. Une dépendance aux drogues dures mais aussi la disparition progressive de nombre de ses amis terrassés en plein vol par le SIDA, l'ont plongé progressivement dans un cercle infernal. Son dernier set a eu lieu au Japon avec François Kevorkian. Ce dernier se souvient d'un set poignant, deep et mélancolique : « C'est l'un des meilleurs moments dont j'ai été témoin dans ma vie. Si évident, si grand ». Larry Levan est décédé deux mois plus tard en novembre 1992.
R.I.P. Larry.
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