Manu le Malin voit le jour le 16 octobre 1970 à Paris, en France. Il est un des DJs essentiels de la scène techno hardcore internationale. En 1991, entraîné par ses amis, Manu Le Malin découvre les raves, leurs ambiances et leur musiques inédites. Ainsi, il décide de changer de vie et exit ses premières amours pour le rock alternatif, le punk et le ska. Il se consacre corps et âme au DJing et doit se trouver un nom de scène, il choisit alors Manu Le Malin en référence au film « Les Frères Pétard » d'Hervé Palud. Très vite, il se produit dans les free party naissantes aux cotés du sound-system Psychiatrik, dans les raves du Bourget, ou encore lors des mythiques afters du Pont de Tolbiac. Sa musique, initialement techno-trance, se durcit et se noircit avec l'arrivée des productions de labels comme PCP et Industrial Strength, qui développent alors un son nouveau, le hardcore. Possédant un sens inné du groove et une technique hors du commun, Manu Le Malin voit bientôt sa réputation dépasser les frontières de France.
Sans renier ses racines underground, il se retrouve alors dans de grands événements comme « Energy » à Zurich en 1995, devant plus de 15 000 personnes. C'est à la même période qu'il rencontre lors d'une soirée l'américain Lenny Dee, responsable du label Industrial Strength. Ce dernier décide de donner une chance à Manu Le Malin, en lui permettant de sortir son premier maxi, intitulé « Memory ». La même année, il publie deux albums mixés, « Paris Hardcore », toujours sur Industrial Strength, et « Hardcore Vol 2 » chez les français de Fairway. En 1997, avec la parution de « Biomechanik », nom emprunté aux oeuvres du plasticien suisse H.R. Giger, Manu Le Malin est au sommet de son art. Celui du mix privilégiant les ambiances à la vitesse, amenant insidieusement vers des contrées musicales insoupçonnées. Au même moment, il crée avec son ami Torgull, le label 46 Records, qui compte plus d'une vingtaine de références.
En 1998, Manu La Malin apparaît lors de la première rave organisée à Bercy, « Métropole Techno », et lors du final de la première « Techno Parade ». En 1999, le deuxième volume de la série « Biomechanik » est publié par F Com, structure d'un autre complice, Laurent Garnier. Le nouveau millénaire voit Manu Le Malin multiplier les collaborations et les projets, sortant du cadre strictement techno et dancefloor. Ainsi, il compose la bande-son d'un dessin animé, nommé « Y A Un Os ». En 2000, il participe avec Torgull à la création d'une oeuvre musicale inédite, baptisée « Hier, Aujourd'hui, Demain », aux cotés de René Koering et de l'Orchestre National de Montpellier. Réconciliant classique et électronique le temps d'un concert magistral au « Corrum » de Montpellier et au « Théâtre Du Châtelet à Paris. En 2002, après dix années de passion ininterrompue, Manu Le Malin publie son premier album, « Fighting Spirit », lequel est accueilli avec enthousiasme par la presse et le public.
Puis, il tente l'aventure rock'n'roll avec ses complices du label 46 Records, au sein du groupe Palindrome, dont il devient le chanteur. « Rions Noir », qui est le premier album du groupe et dont Manu écrit l'intégralité des textes, paraît en 2004. Depuis, Manu Le Malin poursuit ses résidences, notamment au « Rex » à Paris ou lors du festival annuel brestois « Astropolis », dont il assure la programmation de la scène hardcore. Puis, avec l'arrivée de nouveaux supports musicaux tel le DVD, il réalise en 2005 le dernier volet de sa fameuse trilogie « Biomechanik », « Biomechanik 3 : The Final Chapter » est tourné dans le bar du musée de H.R. Giger.